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J'ai toujours rêvé de vivre à l'étranger. Il y a un an, si vous m'aviez demandé si je me voyais vivre dans la banlieue de Londres, je vous aurais répondu que vous étiez fou. Je n'aurais jamais pensé que cela deviendrait une réalité.
Lorsque l'occasion s'est présentée, nous y avons sérieusement réfléchi. Nous avons beaucoup débattu, pesé le pour et le contre et, bien sûr, discuté avec toutes les personnes que nous connaissions. Je me souviendrai toujours de ce moment décisif pour nous où j'ai dit : Faisons quelque chose de fou! Et c'est ainsi que nous sommes arrivés à Londres en pleine canicule dans un taxi noir. Avec le décalage horaire et plein d'enthousiasme. Deux Canadiens prêts à vivre comme des Britanniques.
C'est notre premier HORSCAN. Et pour nous, c'est l'occasion d'une vie. C'est la première fois que nous venons au Royaume-Uni et maintenant nous allons y vivre. Il y a tant de choses à assimiler. Tout est nouveau.
L'année dernière, nous sommes passés du statut de Canadiens à celui de Britanniques et j'ai réfléchi à la façon dont j'ai traversé ce que j'appelle les quatre étapes de la transition :
1) l'excitation
2) le bouleversement
3) l'adaptation
4) la confiance
Le début de cette transition commence par l'étape de l'excitation. « Oh mon dieu, nous déménageons en Angleterre! » Le soutien positif de nos enfants, de notre famille et de nos amis nous a aidés à maintenir ce sentiment. Beaucoup de « Wow, vous déménagez au Royaume-Uni! », « C'est génial! », « Vous allez tellement visiter l'Europe! », « Oh les voyages que vous allez faire » et « Où allez-vous vivre? ». Autant de raisons de s'enthousiasmer, n'est-ce pas?
Je passe maintenant à la phase suivante. Quand toutes ces questions commencent à vous assaillir. Oui, j'en suis au stade du bouleversement. En déménageant dans un nouveau pays, il y a beaucoup de choses à régler à partir du moment où vous dites officiellement Oui à... un HORSCAN. La liste des choses à faire est impressionnante. Ralentissez, respirez et faites une chose à la fois. Croyez-moi. J'ai dû me rappeler de faire la même chose. Mais surtout, je me suis rappelée que nous devions nous soutenir les uns les autres. C'est un grand pas pour notre famille que de se lancer dans cette nouvelle aventure.
Demandez de l'aide si nécessaire. J'ai trouvé que le fait de faire appel à une compagnie de relocalisation d'animaux et à un spécialiste de la relocalisation pour trouver notre nouvelle maison loin de chez nous nous a énormément aidés. Tous deux nous ont épargné le stress lié aux différents fuseaux horaires et aux procédures peu familières.
Faites preuve d'ingéniosité. J'étais enthousiaste et curieuse. Je me suis renseignée sur l'endroit où nous allions vivre. J'ai demandé des conseils aux groupes HORSCAN sur les médias sociaux, j'ai communiqué avec ceux qui sont actuellement à l'étranger et même avec ceux qui sont retournés au Canada. J'étais constamment à la recherche d'autant d'informations que possible sur tout. Cela m'a aidée à me familiariser et à dissiper la peur de l'inconnu.
Une autre partie de l'étape du bouleversement pour moi était que je n’étais plus une jeune mère, mes enfants sont maintenant des adultes avec leurs propres carrières. Avant de partir pour le Royaume-Uni, je me suis demandée : « Comment vais-je m'intégrer et rencontrer d'autres personnes sans eux? » C'est la première fois que nous sommes affectés et qu’ils ne viennent pas. Nous ne rencontrerons pas d'autres parents à l'école ou lors d'activités. Le sentiment d'être seul s'est installé.
Ce qui a marché pour moi, c'est de sortir de ma zone de confort. Je suis venue avec une ouverture d'esprit. Je me suis mise au défi d'accepter le changement. Je me suis efforcée de me mettre en avant pour nouer de nouvelles relations. Cela a fonctionné. J'ai rencontré des voisins et de nouveaux amis lors de matinées café, de groupes de marche, d'événements et de voyages organisés par les SBMFC. Le fait d'avoir un groupe de soutien, quel qu'il soit, aide vraiment. Et bien sûr, pour répondre aux millions de questions qui surgissent tout au long des étapes de la transition.
Ensuite, j'ai atteint l'étape de l'adaptation. Je m'adapte à la nouvelle vie qui m'entoure. Tout est différent. Comment je conduis. Où j'achète des choses. Tout est petit. La climatisation n'est pas courante. Ce n'est pas drôle! Surtout pendant la vague de chaleur que nous avons connue à notre arrivée et encore cette semaine au moment où j'écris ces lignes. Tout le monde a un accent. On me prend souvent pour une Américaine. Je corrige fièrement en disant que je suis Canadienne. Les gens sont obsédés par le temps qu'il fait ici. J'ai vite compris pourquoi. Il pleut souvent et de façon inattendue. J'ai découvert qu'un parapluie est indispensable. Le football est une religion (ici, on ne l'appelle pas soccer). J'ai appris que même si ma porte d'entrée n'est pas verrouillée, si je sors, que je ferme la porte et que je n'ai pas de clé sur moi, vous l'avez deviné, je suis enfermée dehors! Un double des clés chez un voisin ou caché à l'extérieur est une bonne solution de secours.
La dureté de l'eau au Royaume-Uni a constitué pour moi un changement majeur. Les minéraux s'accumulent sur les appareils électroménagers, la vaisselle, dans les douches et dans les cheveux. Nous avons la chance d'avoir un adoucisseur d'eau. Il permet de résoudre la plupart de ces problèmes. Mon conseil qui vaut son pesant d'or; utilisez un Brita. Surtout pour les amateurs de thé comme moi. J'ai découvert des produits comme Oust, le shampoing Aveeno au vinaigre de cidre de pomme, le sel pour le lave-vaisselle et Cif Power & Shine pour la salle de bains, qui aident à lutter contre ce calcaire gênant. Enfin, il ne faut pas constamment convertir les livres sterling en dollars canadiens lorsque l'on fait ses courses. Cela vous rendrait fou.
Une chose que j'aurais changée lors de ma transition ici, c'est que j'aurais dû me mettre au défi de conduire plus tôt. En venant du Canada au Royaume-Uni, conduire de l'autre côté de la route, de l'autre côté de la voiture, vous donne l'impression d'être un nouveau conducteur. Une fois que je suis allée au delà de cette barrière, grâce à la visite d'amis, j'ai regretté de ne pas l'avoir fait plus tôt. J'aurais également souhaité ne pas m'inquiéter de vivre dans une certaine région. Ici, les gens HORSCAN, sont un peu partout. Il y a tellement de belles régions où vivre.
J'ai l'impression d'avoir atteint ma dernière étape à ce stade. L'étape de la confiance. Ce sentiment d'être bien installé. Je suis plus à l'aise dans mon environnement. Je sais où trouver ce dont j'ai besoin pour l'essentiel. J'ai confiance en moi pour prendre le métro comme une Londonienne sans l'aide constante de Google Maps. Je me sens comme une locale lorsque je passe devant le restaurant de fish and chips du coin et que j'aperçois un visage familier et amical, un nouvel ami ici. Et pour moi, le moment où nous sommes rentrés d'un séjour romantique pour célébrer notre 25e anniversaire de mariage dans l'endroit de mes rêves, Paris, il y a quelques jours à peine. J'avais hâte de rentrer à la maison, dans notre lit. C'est la première fois que j'ai vraiment compris que j'appelais notre maison loin de la maison une « maison ». J'ai alors réalisé que j'étais officiellement passée du Canada au Royaume-Uni.
Il faut du temps pour s'adapter et faire la transition, alors soyez patient. Il m'a fallu un an pour en arriver là. Et n'oubliez pas de partager les leçons que vous avez apprises avec la prochaine famille qui arrivera. C'est ce que j'ai fait. Nous nous souvenons tous de ce que l'on ressent lorsqu'on est le nouveau en transition.
Alors que je me balance dans ma chaise suspendue dans la véranda en savourant une tasse de thé, mon rêve est devenu réalité. Je suis passée du Canada au Royaume-Uni. Xx